LES VRAIS – FAUX SUR LE DROIT VOISIN DES EDITEURS DE PRESSE

Communiqués de presse -

 

 # 1 -LE DROIT VOISIN EST VITAL POUR L’AVENIR DE LA PRESSE : VRAI

Une presse professionnelle et de qualité est un enjeu majeur pour nos sociétés démocratiques. Il est le meilleur rempart contre les « fake news » qui affluent sur la toile et trompent les lecteurs. Nos sociétés doivent encourager une presse fiable et diversifiée, capable d’informer tous les citoyens et de couvrir l’ensemble des opinions et des centres d’intérêt. Les investissements très importants réalisés par les éditeurs de presse dans le numérique concourent à cet objectif. Ils permettent notamment la diffusion des contenus journalistiques sur le web et l’information de citoyens de plus en plus nombreux. Ces investissements doivent être protégés. C’est l’enjeu de l’instauration d’un droit voisin pour les éditeurs de presse, seule susceptible de créer la protection juridique indispensable pour lutter contre l’utilisation des contenus de presse par des acteurs tiers sans rémunération pour la presse.

 

# 2 – LES ĒDITEURS UTILISERONT LE DROIT VOISIN POUR BLOQUER L’ACCES À LEURS CONTENUS  : FAUX

Le droit voisin ne vise pas à limiter l’accès aux contenus d’information.

Il est dans l’intérêt des éditeurs de rendre leurs contenus aussi disponibles que possible.

 

# 3 – LES INTERNAUTES NE POURRONT PLUS PARTAGER D’ARTICLES ET SERONT SANCTIONNĒS  : FAUX

Le droit voisin ne vise pas les internautes. Il sera opposable aux plateformes qui bâtissent leur modèle économique sur la circulation d’informations sans participer à leur financement.

 

# 4 – AVEC LE DROIT VOISIN, IL Y AURA MOINS D’INFORMATIONS  : FAUX

Faute de pouvoir créer un partage de la valeur entre la presse et les plateformes numériques, c’est l’existence même des sociétés de presse et de leurs rédactions qui est en cause ; et avec elles, un appauvrissement général de la production et de la diffusion d’informations de qualité, produites par des rédactions nombreuses, permettant de couvrir tous les sujets d’intérêt général et tous les terrains (y compris étrangers grâce à un réseau important de correspondants).

Le droit voisin permettra de développer une logique de partenariat entre la presse et les plateformes numériques dans des conditions équilibrées.

Sans droit voisin, il y aura moins d’informations de qualité, et non le contraire.

 

# 5 – LES ĒDITEURS ESSAIENT DE RATTRAPER LEUR RETARD SUR LE NUMĒRIQUE : FAUX

Depuis dix ans, les éditeurs de presse ne cessent d’investir massivement dans tous les supports (sites web, tablettes, smartphones) et dans la qualité éditoriale pour s’adapter aux enjeux du numérique et aux attentes des lecteurs.

Grâce au numérique, les lectorats de la presse se développent massivement, sur toutes les classes d’âge, et en particulier chez les jeunes.

La presse remplit de mieux en mieux sa fonction essentielle d’information dans nos démocraties.

Le droit voisin permettra de préparer l’avenir, préserver et accroître les investissements dans l’innovation et la qualité éditoriale.

 

# 6 – CELA CONCERNE UNIQUEMENT LES GRANDS ĒDITEURS : FAUX

Le droit voisin permettra à tout éditeur quelle que soit sa taille de monétiser et de partager équitablement la valeur des contenus qu’il produit.

C’est un moyen indispensable pour que la valeur que les plateformes tirent de la circulation des contenus de presse soit redistribuée à ceux qui les financent et les créent.

 

# 7 – LE DROIT VOISIN DES ĒDITEURS DE PRESSE VA NUIRE AUX JOURNALISTES : FAUX

Le droit voisin confèrera aux éditeurs de presse un droit de propriété sur les supports numériques qu’ils développent et complètera la protection par le droit d’auteur dont bénéficient les journalistes.

 

# 8 – CE DROIT N’EST PAS PROPRE AUX ĒDITEURS DE PRESSE : VRAI

Les industries culturelles sont déjà protégées par un droit voisin. Pour la presse, il s’agit de créer un droit similaire à celui dont bénéficient déjà les radiodiffuseurs, les producteurs de musique et de films.